Repenser la ville pour faire face au réchauffement climatique

11/10/2021

Illustration : Alexandra Raybaud & Christophe Corbier, 2021. Collaboration Agence Puyo Architecte - Urbaniste.

De janvier à juillet 2021, une étude participative a été menée dans le secteur. Labitrie-Petit train. Objectif : trouver des solutions au phénomène d’îlot de chaleur et améliorer le cadre de vie des écoliers, collégiens, et personnels.

En août 2021, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat [GIEC] a publié un rapport sur l’accélération de la hausse de la température dans le monde. Le seuil des +1.5°C sera atteint en 2030, soit dix ans plus tôt qu’estimé auparavant. D’ores et déjà, la température moyenne a gagné 1,7°C depuis 1900 en France.

L’humanité peut encore freiner ce réchauffement global mais difficilement l’enrayer. Les canicules et les vagues de chaleur vont s’intensifier en France. Il faut nous y adapter.


Ainsi, la Ville de Tournefeuille a lancé une étude pour identifier ses îlots de chaleur, à commencer par ceux situés autour des écoles, afin de préserver le confort et la santé des plus jeunes. Un îlot de chaleur est une zone de microclimat urbain où la chaleur s’accumule. Ce phénomène est aggravé par les activités humaines [sols minéralisés, absence de végétation, climatiseurs, trafic automobile...]. Un îlot de 8 ha, environ la superficie de 11 terrains de foot, a été identifié, comprenant le groupe scolaire du Petit train, le collège Labitrie, les parkings et les espaces environnants.


La municipalité, avec le soutien du Conseil départemental - qui gère le collège - a mandaté un bureau d’études, l’Agence Puyo/Rossard pour analyser le phénomène et concevoir des solutions, avec celles et ceux qui y vivent au quotidien [la communauté éducative, les écoliers, les collégiens et les personnels]. Six mois de diagnostic sur site et d’ateliers ont abouti à des propositions de réaménagement des différents espaces de vie : cour de récréation, coin lecture, verger, potager, mare, parvis, parkings, etc. Le projet consiste à végétaliser certaines zones, à redonner une place à l’arbre et à l’eau, à assurer une circulation fluide pour les piétons et les cyclistes et à créer de nouveaux espaces de convivialité et d’activités ludiques. “ Il ne s’agit pas juste de planter hâtivement quelques arbres ”, explique Isabelle Meiffren, première adjointe déléguée à la transition écologique, “ nous avons fait le choix d’une démarche de requalification complète en intégrant le cycle de l’eau, la biodiversité et les mobilités, avec le souci de créer des lieux de vie où l’on se sente bien ”.

Après une restitution publique début juillet au Phare, le projet entre dans une première phase opérationnelle, avec des travaux de désartificialisation, de végétalisation et d’interventions sur le bâti...
La transformation se fera sur un temps long, et si les premiers travaux vont commencer cet hiver, les arbres, quant à eux, mettront plusieurs années à pousser…

 

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